October 28th, 1992
Le Figaro
GOTTFRIED HELNWEIN
Exposition au Goethe Institut, Centre culturell allemand, Paris
« L'intolérance et la violence sont les thèmes qui m'intéressent, mais aussi les icônes de notre temps : les idoles. » Depuis 1980, Helnwein travaille à une série appelée « Visages ».

« L'intolérance et la violence sont les thèmes qui m'intéressent, mais aussi les icônes de notre temps : les idoles. » Gottfried Helnwein n'y va pas par quatre chemins. Il croque tout cru ses modèles. Peintre et photographe à scandale, il réalise des portraits d'un hyperréalisme proche d'une mise à nu.

Depuis son passage à l'Académie des arts plastiques de Vienne, cet artiste protestataire ne passe plus inaperçu. Plaintes, boycott, rejet... on reproche à Helnwein de s'intéresser aux concepts de sous-homme, à l'art dégénéré et au fascisme dans ses décors de théâtre et costumes pour les mises en scène de Heiner Müller et Peter Zadek, entre autres.

Depuis 1980, Helnwein travaille à une série appelée « Visages ». Débutent alors ses rencontres avec des idoles. Des stars du show-business, du cinéma, de la politique de Mick Jagger à Billy Wilder, d'Andy Warhol à Sting et Willy Brandt. Ses dernières rencontres avec Charles Bukowski et David Bowie à Los Angeles l'an passé viennent compléter cette exposition de 50 portraits où ces personnages issus d'un monde apparemment factice, sont totalement dénudés par l'objectif pointilliste de Gottfried Helnwein.